Réception de la communauté française

L’ambassadeur de France, M Yves CARMONA, a reçu la communauté française de Katmandou en compagnie du nouveau consul résidant en Inde, M. Philippe DUCORNET en mission au Népal, et de l’équipe de l’ambassade.

Katmandou, le 17 octobre 2017

L’ambassadeur de France, M Yves CARMONA, a reçu la communauté française de Katmandou en compagnie du nouveau consul résidant en Inde, M. Philippe DUCORNET en mission au Népal, et de l’équipe de l’ambassade.

Discours de M l’Ambassadeur :

Mesdames, Messieurs, chers compatriotes et amis,

Je suis heureux de vous accueillir en compagnie de mon épouse Rika, pour la première fois dans cette nouvelle Résidence de France que nous avons la chance d’occuper depuis le 31 décembre dernier.

Permettez moi de saluer nos amies de la Société française de Bienfaisance, présidée par Mme Caroline Sengupta, dont l’activité à nos côtés supplée avantageusement nos maigres forces.

Je voudrais aussi vous adresser mes remerciements pour avoir participé nombreux aux élections qui ont émaillé l’année 2017. Alors même qu’aucun Parti politique ou candidat n’était représenté ici, votre motivation démocratique a fait plaisir à voir et nos chiffres de participation ont été plus qu’honorables. Un merci encore plus appuyé pour celles et ceux qui ont consacré bénévolement du temps à la tenue du bureau de vote en notre compagnie pendant 4 dimanche.

A mes côtés, notre nouveau consul en Résidence à New Delhi, Monsieur Philippe Ducornet, et comme de coutume mon adjoint Arnaud Champy et Yvonnick Boucher, attaché d’ambassade qui nous a rejoints début septembre, succédant après un an de vacance de poste à Marie-Agnès Conilh de Beyssac.

Vous avez été nombreux depuis hier à rencontrer en entretien individuel M. Ducornet et il se présentera dans quelques minutes et pourra évoquer des sujets d’intérêt collectif. Pour ma part, je lui souhaite la bienvenue, il viendra à Katmandou au moins une fois par trimestre et plus si affinités...

C’est une des clés du bon fonctionnement de notre PPD dont la section consulaire de Katmandou a fermé il y a trois ans mais qui continue d’assurer la gamme la plus étendue possible de services à travers diverses modalités.

Permettez moi de revenir un instant sur ce que c’est qu’un poste de présence diplomatique. Comme son nom l’indique, la priorité en est diplomatique, dans le cadre du réseau universel. Nous inspirant d’exemples étrangers, nous conservons des implantations légères dans des pays moins stratégiques que d’autres. Certains comme le Danemark ferment complètement quand ils ne voient plus d’utilité à leur présence, c’est ce qui me permet d’habiter cette résidence. Nous, nous préférons rester en réduisant la voilure.

Ce n’est pas simple et je me dois de rendre hommage au dévouement de mes collaborateurs, notamment recrutés locaux, qui ne comptent pas leurs heures, y compris quand des imprudents viennent se perdre dans ces belles montagnes ou dans les paradis artificiels...

Il y a actuellement 25 PPD de par le monde et le ministère du budget aimerait que leur nombre double rapidement, nos autorités résistent.

Nos autorités, justement, je les ai toutes rencontrées pendant mon dernier séjour en France et elles sont extrêmement concernées par ce sujet, pris que nous sommes en tenaille entre la nécessité de réduire le déficit budgétaire et la volonté d’assurer un service public de qualité quitte à en passer par des solutions novatrices : comment mieux tirer parti de l’Union européenne ? Comment avoir davantage recours à la dématérialisation des procédures ? Comment faire davantage appel à des recrutés locaux ?

J’ai aussi rencontré 4 parlementaires, notre Députée et notre Sénatrice, toutes deux de vieilles amies d’affiliation politique différente, ainsi qu’un vice président de la commission des affaires étrangères de l’assemblée nationale et un Sénateur membre de la commission des Lois du Sénat, eux aussi amis de longue date. Tous m’ont paru conscients de la difficulté de la tâche et désireux de la rendre la plus efficace possible.

Un mot justement de notre présence diplomatique. Certains ont des doutes sur sa réalité et son utilité. J’ai évidemment moins de moyens d’action dans ce domaine que mes collègues dans les deux pays voisins mais disposer d’une diplomatie globale se révèle par moment fort utile. Regardez l’élection à deux voix près de notre compatriote Audrey Azoulay comme Directrice générale de l’UNESCO ; sans notre présence ici, le résultat aurait sans doute été différent.

Faut-il le confirmer, notre relation politique avec le Népal est excellente. Elle repose moins sur les millions dépensés que sur la confiance dont vous, mes compatriotes, êtes les inspirateurs par votre présence ici de longue date et pour longtemps encore, j’en suis convaincu. Présence économique pour plusieurs d’entre vous, présence culturelle et éducative au sein de l’Alliance française et l’Ecole française, l’une et l’autre particulièrement actives et rayonnantes puisque leur public est très international.

Nous avons en commun avec nos amis népalais le goût de la liberté d’expression, de la discussion philosophique, de la créativité artistique et ... de la bonne chère. Notre réception de ce soir, dans sa sobriété, a été entièrement réalisée à la Résidence sous la houlette d’Uttam Aryal, notre intendant et chef, frais émoulu de son stage à l’hôtel du Ministre à Paris, avec le concours de Rika engagée sans relâche à mes côtés.
Merci !

Dernière modification : 18/10/2017

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