Déclaration de la présidence au nom de l’Union européenne concernant l’ordonnance sur les médias promulguée par le Népal ( 10 novembre 2005)

L’UE est profondément préoccupée par les mesures prises par le gouvernement népalais en
vue d’imposer et d’appliquer des restrictions au fonctionnement des médias dans ce pays.
Les amendements figurant dans la nouvelle ordonnance sur les médias enfreignent le droit
à la liberté d’expression.

L’UE condamne la saisie d’équipements radio par les forces de sécurité, sous la menaces
des armes, dans les locaux de la station Kantipur FM à Katmandou.

Comme la Troïka de l’UE l’a déclaré publiquement au cours de la visite qu’elle a effectuée
du 4 au 6 octobre, la population népalaise souhaite vivre dans une véritable démocratie, où
le pouvoir émane du peuple. La liberté d’expression, et notamment l’accès aux informations
en modulation de fréquence, constitue un préalable fondamental à une vraie démocratie.

Le peuple népalais a le droit de vivre dans une société où les droits de l’homme sont respectés et qui est régie par l’État de droit. L’UE appelle le gouvernement du Népal à veiller au respect des droits fondamentaux garantis par la Constitution du Royaume du Népal et à permettre à son peuple d’exercer son droit à la liberté d’expression.

La Bulgarie et la Roumanie, pays en voie d’adhésion, la Croatie*, pays candidat, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, l’ancienne République yougoslave de Macédoine et la Serbie Monténégro, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, ainsi que l’Ukraine et la république de Moldavie, se rallient à la présente déclaration.

* La Croatie continue à participer au processus de stabilisation et d’association.

Dernière modification : 15/11/2005

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